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Soko – I Thought I Was An Alien

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13 fév 2012
because music, I Thought I Was An Alien single, lo-fi, Premier album, Soko, Stéphanie Sokolinski
by William

Je vous annonçais en novembre dernier les prémices de ce qui serait le premier album de la talentueuse Stéphanie Sokolinski, alias Soko. Après avoir partagé les tournées de Daniel Johnston, MIA, Babyshambles et bien d’autres… cette extra-terrestre musicale a accumulé des centaines de titres. Véritable boulimique de la composition, elle explique être une « autiste », qui a trouvé dans la musique un moyen de dire les choses simplement à quelqu’un. C’est sans doute pour ça que sa musique parait si simple et universelle. Son premier album I Thought I Was An Alien (sortie le 20 février 2012) nous donne la réelle impression que Soko se confie à nous.

I Thought I Was An Alien

I Just Want To Make It New With You
I Thought I Was An Alien
People Always Look Better In The Sun
We Might Be Dead
No More Home, No More Love
For Marlon
First Love Never Die
Treat Your Woman Right
How Are You
Don’t You Touch Me
Destruction Of The Disgusting Ugly Hate
Happy Hippie Birthday
I’ve Been Alone Too Long
Why Don’t You Eat Me Now
You Have A Power On Me

On ouvre ce premier opus par I Just Want To Make It New With You. C’est un morceau assez sourd, et plutôt chargé avec la batterie et la basse très présentes. Soko nous avait jusqu’à lors habitué à des chansons plus légères avec un duo guitare/voix. Mais ce changement de style n’est pas désagréable et la patte Soko reste très marquée. Elle nous raconte ici une lettre imaginaire que son petit ami de l’époque aurait pu lui écrire… et tout comme son petit ami de l’époque, enfin j’imagine, elle dit les choses d’un ton totalement détaché. On poursuit avec I Thought I Was An Alien, titre éponyme de l’album. On retrouve tout de suite l’esprit léger et naïf de Soko. Des bruits d’oiseaux, d’enfants qui jouent en fond… il n’y a pas de doute Soko voit le monde avec des yeux innocents. Laissez vous emporter par cet air printanier et plongez dans le monde de Soko… Mais faites attention, car derrière cette légèreté apparente se cache une crise identitaire.

Sur People Always Look Better In The Sun on retrouve un son très lo-fi, plus marqué que sur le reste de l’album. La tristesse dans la voix de Soko, accomapgnée par cette musique lo-fi, donne le sentiment d’une musique sortie hors du temps. We Might Be Dead est une chanson plus intimiste et plus profonde. En effet Soko nous communique ici son désir de vivre sa vie, après avoir vécu plusieurs drames familiaux dans son enfance. Pour cette chanson Soko s’est accompagnée de cordes qui révèlent les sentiments de tristesse, d’espoir et de renaissance. La petite histoire dit que Soko voulait entendre le son des baleines qui chantent et pleurent sur ce morceau… une sensation plutôt bien retranscrite par les cordes. Pour No More Home, No More Love Soko se raconte encore un peu plus. Telle une vagabonde, sa guitare comme seule amie, elle partage son sentiment d’être sans racines sur un faux-air de blues. Et comme une naratrice assidue, elle reprend sa manie « d’interrompre » ses chansons pour faire des commentaires, comme dans I’ll kill her. For Marlon est remplie d’émotion. Soko est au bord des larmes, je crois même qu’elle pleure. Elle a écrit cette chanson suite à une relation torturée, avec un « drugs-addict », pour lui demander d’arrêter la drogue. C’est assez surprenant l’émotion que dégage ce morceau. Il y a un coté « divin », avec les choeurs, qui donne la sensation d’un combat impossible sans un miracle. On reste dans l’émotion, mais cette fois-ci plus joyeuse avec First Love Never Die. On ressent bien la nostalgie dans le morceau, qui reste néanmoins assez guilleret. Le morceau est également plus travaillé, ou tout du moins plus complet dans l’instrumentalisation. Il y a des cordes, un clavier et une batterie. Ça change du classique voix / guitare de Soko, comme sur I Just Want To Make It New With You. Il y a également plusieurs changements de rythmes qui donne du corps au morceau. L’effet me fait un peu penser au coeur qui s’emballe quand on voit notre premier amour. Tout est plus fort, plus rapide, plus en-têtant…

Dans Treat Your Woman Right, Soko semble essoufflée comme si elle venait de pleurer toutes les larmes de son corps avant de l’interpréter… et c’est peut-être le cas, car elle y décrit un fort sentiment de trahison. La musique est à peine perceptible et ne vient qu’en support, car c’est la voix tiraillée qui fait la mélodie. How Are You est un peu surprenante, car les choeurs qui accompagnent Soko n’ont jamais été aussi présents. La musique guillerette et les choeurs redonnent un peu de joie de vivre après le morceau précédent, très chargé en émotion. On continue les surprises avec Don’t You Touch Me qui est étonnamment rock. Soko se lâche et cesse de murmurer et affirme fièrement ses paroles. La musique est rapide et assez régulière. Il y a une sensation de liberté qui se dégage. On s’imagine très bien parcourir les Etats-Unis à cheval au temps du Far West. Sur Destruction Of The Disgusting Ugly Hate on redescent un peu et on retrouve un chant plus posé et une musique plus calme et mélodieuse, avec du piano… jusqu’a ce que le morceau s’emballe et éclate à nouveau. On continue avec un air de nostalgie sur Happy Hippie Birthday. Soko cite des dates et des événements qui ne se suivent pas forcément… mais qui semblent être importants pour elle. On reste dans une ambiance sombre avec I’ve Been Alone Too Long. Pour ce morceau on retrouve la configuration guitare / voix et une ambiance très intime. Why Don’t You Eat Me Now sonne comme une balade enfantine, très légère. On a une musique joyeuse et des paroles plutôt marrantes. Le morceau est très court plusqu’il dur à peine 1m30. Et on termine cet album sur une note positive avec You Have A Power On Me, une chanson assez déstructurée, enfantine… dont les paroles peuvent se résumer à « You make me smile a days… You’re magical ».

One Comment
  1. Paul février 20, 2012 at 11:51 Répondre
    Moui, rien de renversant non plus. Ca ressemble à un mauvais mélange de CocoRosie et Alela Diane...

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